« Lorsque j’ai commencé L’Autre Côté, je ne cherchais pas à représenter quelque chose de précis. J’avais simplement besoin de peindre et de laisser la matière parler.
Pendant longtemps, cette toile m’a dérangée. Elle me semblait désordonnée, trop sombre, presque ratée. L’œuvre est restée en suspens plusieurs semaines, jusqu’à ce qu’un regard différent me mène vers une autre lecture.
C’est à ce moment-là que j’ai commencé à percevoir ce qu’elle racontait. J’y ai vu un cadre dans un cadre, comme l’existence de plusieurs mondes superposés.
Les nuances vertes évoquent une dimension parallèle, étrange et tentaculaire, régie par d’autres lois, tandis que le centre suggère un espace plus familier, proche du réel, où se mêlent à la fois un sentiment de refuge et une forme de malaise profond.
Les symboles, les formes et les contrastes se sont révélés progressivement.
Aujourd’hui, cette œuvre m’évoque la frontière fragile entre ce que nous percevons et tout ce qui demeure invisible. »





