Prédateurs est née d’une période de confrontation et de questionnements chez l’artiste.
L’œuvre, qui au départ est très simple, prend rapidement une autre tournure suite à des bouleversements dans la vie de l’artiste. Une envie d’externaliser, une intention forte de dénoncer, d’afficher publiquement.
Deux visages d’agresseurs fragmentés se dessinent. Des têtes difformes, morcelées, une envie de comprendre la nature humaine, le comportement, la défaillance. La croix rouge comme un refus. Plus bas, un avocat, immonde.
Des phases impulsives ont dicté des éléments du tableau, faisant place au jaune comme des larmes, des balles laissant échapper du sang. Sur le côté droit, des pansements hâtifs sont venus recouvrir les failles et blessures venant du fond des entrailles.
Gênante, l’œuvre est poursuivie au format horizontal, laissant apparaître de nombreux animaux : singe-lion protecteur, pigeon, aigle, les 3 toucans, serpent, dauphin, poissons, monstres marins, têtards… Une chaîne alimentaire se dessine, tel un cycle.
Prédateurs est ensuite partiellement recouverte de noir afin de mettre en avant les éléments symboliques les plus forts.




